LE SOLITAIRE

 

¨      C'était un jeune homme comme on en rencontre de plus en plus souvent de nos jours

Son existence depuis sa naissance lui avait paru un calvaire

¨      Incompris de tous, il s'était replié sur lui-même afin d'éviter les détours

Et ne sortait de sa carapace que pour dire sa colère

¨      La vie l'avait meurtri à jamais et la cupidité des hommes l'avait placé dans le lot des démunis

Tu étais mon grand ami, tu étais mon grand ami

 

Tu sauras et tu comprendras

Que la vie n'est pas du tout facile

Dans la vie il faut être subtile

Savoir aussi bien souffrir

Que gagner et que réussir

 

Le jeune homme marchait, marchait,

Trimbalant sa vie de perdant,

Sa guitare en guise de monnaie,

Il s'en allait tout en chantant

 

Le jeune homme était tranquille,

Rêvant souvent d'une vie facile,

Il pensait parfois à Dieu,

Mais son silence inondait ses yeux,

La justice des hommes est cruelle,

Surtout quand on manque d'oseille,

Et quand Nieztsche nous dit "Dieu est mort"

Ma foi me quitte et je m'endors

 

Un soir, exténué, il rencontra un vieil ami,

Mais celui-ci, parvenu, l'ignora puis le honnit,

Alors lui, désolé, s'en alla dans sa demeure,

Dans la vie, très souvent, la loi du plus fort est la meilleure

 

Tes amis d'enfance ont réussi,

L'un est PDG, l'autre est fonctionnaire,

Ils ont honte des anciens amis,

Et préfèrent se la jouer très fière,

Les hommes sont tous égoïstes,

Et oublient les compagnons de galère,

Mais un jour l'illusionniste,

Leur fait comprendre l'éphémère

 

Un jour, las de vivre, il s'en alla trouver le prêtre,

Mais celui-ci, afin de vivre, lui demanda des sous à mettre,

Il se mit alors, à prier, mais Dieu était en voyage,

A son retour, Jésus le lui dit, mais il devait se rendre au péage

 

Il me mit au courant de ses peines,

Je lui dis "qui se ressemble s'assemble",

Nous avions connu la même existence,

Avec une éternelle malchance,


 

Aujourd'hui je marche dans cette ville,

Qui n'est pas un long fleuve tranquille,

On joue, on perd, puis on recommence,

Croyant chaque jour à un peu plus de chance

 

Tu sauras et tu comprendras,

Que la vie n'est pas du tout facile,

Et quand viendra l'adieu au temps,

Le seigneur t'accueillera gentiment

 

La vie n'est pas du tout facile, la vie n'est pas du tout facile, la vie n'est pas du tout facile, surtout quand on est solitaire

 

(Tous droits réservés par Henri Georges MINYEM, auteur-compositeur, interprète de l'œuvre. Diffusion, reproduction, même partielle de l'œuvre interdite)

Georges MINYEM