POUVOIR Y CROIRE
Partir du fond de soi, encore une fois, vouloir y croire,
Se dire qu'après les luttes, c'est la culbute, finir
clochard,
On se dit qu'on est fort, qu'on n'est pas mort, qu'on est tenace
Que malgré la puissance de la malchance, on a sa place
Pouvoir y croire
Devoir y croire
Parle-moi de ta vie
R'semble-t-elle à la mienne
Et le soir, dans le noir, veux-tu encore y croire
Dans un sens ou dans l'autre, sans les apôtres, broyer du
noir,
Au milieu de mes doutes, de toutes ces routes du
désespoir,
Mon univers se réduit, et s'envolent mes certitudes
Ces valeurs auxquelles on croit, auxquelles on doit nos solitudes
Et s'en aller
Et s'en aller
Après les artifices et les caprices du quotidien,
Au cœur de l'injustice et des abysses du destin,
On entrevoit une lueur et des couleurs luminescentes,
Et malgré tous nos pleurs et toutes nos peurs réminiscentes,
On en sourit
On en sourit
Et souvent dans la nuit
Entends-tu ces sirènes
Qui le soir, dans le noir, chantent mon départ
Si malgré la douleur, vient la couleur de l'espérance,
Qu'au milieu des souffrances, toutes nos croyances
rappellent la chance,
On dira que le ciel nous accord' miséricorde
Et que la terre est ronde, qu'elle est féconde, bien qu'on la morde
Et on y croit
Et on y croit
Parfois tous les soucis
Nous semblent viles et diaphanes
Et le soir, dans le noir, on ose encore y croire
Il faut être patient, pour être grand, et tout comprendre
Et pouvoir rester soi, malgré des mois d'incertitude
Rester ferme dans sa foi, et dans ses choix, ses attitudes
Pouvoir y croire
Devoir y croire
Et si parfois,
au creux de la vague ou de l'orage,
On se surprend
à garder la foi et le courage,
Malgré nos
saut' d'humeur et les cris de nos douleurs,
Reste l'espoir
dans nos destinées et dans nos cœurs
(Tous droits
réservés par Henri Georges MINYEM, auteur-compositeur, interprète de l'œuvre.
Diffusion, reproduction, même partielle de l'œuvre interdite)