Biographie

Ma Vie, Ma Musique, Mes Mots

Le monde est divisé en deux catégories de personnes :
« Ceux qui voient le monde tel qu’il est et qui se demandent « Pourquoi » et ceux qui imaginent le monde tel qu’il devrait être et qui se disent « Pourquoi pas ». GM
GEORGES MINYEM (de son vrai nom Henri Georges MINYEM) est né à DOUALA au Cameroun en 1966. Il vit en France depuis 1989 et a effectué la majeure partie de ses études universitaires en France.
Devenu Français, il n’a pas pour autant renié ses origines, ni sa nationalité car dit-il :
« L’être humain est à la fois unique et porteur de culture. C’est cet héritage qui est la passerelle indispensable à notre conjugaison avec l’universalité »
Universitaire, Ingénieur expert en systèmes d’information des entreprises, Georges Minyem est professeur en management de projets, nouvelles technologies et sociologie des organisations au sein des grandes écoles d’ingénieurs et de gestion dans toute la France. Il a fait carrière en tant que consultant en management de projets au sein de prestigieux cabinets de conseil en stratégie, organisation et management. Il enseigne également l’économie et la théorie des organisations à l’université de Paris VII-Diderot.
Diplômé de Sciences-politiques, communication, finances, Management de projets, Georges Minyem est Enseignant-chercheur en sciences politiques. Il a soutenu une thèse de 3è cycle sur les systèmes d’information des entreprises et  achève une thèse de doctorat d’Etat en sciences politiques sur le racisme antinoir au XVIIIe siècle en France, à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris (EHESS).
Une telle profusion de connaissances aurait pu dissuader Georges MINYEM de s’intéresser à la musique. Ce à quoi il répond :
« Je reste convaincu que la musique demeure cet immatériel intemporel dont tout être humain apprécie la quintessence tant elle interpelle directement notre imaginaire et stimule notre affectivité. Elle dépasse les époques, les nations et les hommes, en même temps qu’elle les sublime par l’inspiration. Personne n’a donc le monopole de la créativité

L’artiste

pochette-solitaire_lightGeorges MINYEM est d’abord un chansonnier, un parolier, un chanteur à texte. Georges Minyem a acquis la fibre musicale bien tôt.
Il est initié à la musique à l’âge de 12 ans par son frère aîné Corneille Minyem. La même année, en 1978, il forme son premier groupe appelé les « YOUNG EAGLES », entendez jeunes aigles en référence au groupe mythique des années 70, les EAGLES.
Des années durant, le jeune Georges MINYEM apprend et se perfectionne au contact des autres artistes de son lycée au point de diriger l’orchestre du Lycée JOSS à DOUALA qu’il fréquente de 1980 à 1984. Il devient alors un virtuose de la guitare solo qui lui vaut le surnom de « MIN-SOLO. » Il dirigera l’orchestre du Lycée JOSS pendant 3 ans et engendrera des vocations de musiciens à travers le groupe « Junior » qu’il crée en 1983.
En 1984, il obtient son baccalauréat D et rentre à l’Université de Yaoundé au Cameroun, en préparation de la licence de Physique-chimie. Il déchante vite et quitte la Fac l’année suivante pour s’adonner à sa nouvelle passion : LA CHANSON A TEXTE. Il rencontre ainsi des chansonniers de la place avec qui il se lie d’amitié, tels Alain Bella, Juvénal Towa, Alex David Longang, André Njikam.
Fondateur et président du « Club de la chanson » de Yaoundé au Cameroun en 1986, il se positionne d’emblée comme un acteur majeur de la chanson africaine d’expression française au Cameroun…depuis 20 ans.
En 1989, il quitte le Cameroun et reprend des études longues qui l’éloignent provisoirement de la création artistique, même s’il se produit régulièrement dans des bars et pubs de France, pour survivre.
Son premier album « Le solitaire » sorti au Cameroun en 2000 a connu un énorme succès populaire, avant d’être distribué en France sous le label SONODISC. Il nous présente son deuxième opus au titre symbolique : NOIR, sortie prévue décembre 2005.
« Cet album, je l’ai voulu, désiré, conçu et réalisé entièrement en hommage à mon public qui m’a fait l’honneur de plébisciter « Le solitaire » après plus d’une décennie d’éclipse, mais aussi en honneur à mon ethnie d’appartenance : « Le peuple Noir », dont j’exhorte le reste des hommes à en apprécier l’apport inestimable pour l’humanité entière de même qu’à en reconnaître le martyre pluriséculaire».
Un soin particulier est apporté à l’écriture des textes et à l’accompagnement de guitare acoustique.
« Je tenais à donner une coloration métisse à ma musique qui est d’abord de la chanson à texte, en conciliant mes racines africaines et mes influences universelles ».
Les créations musicales de Georges MINYEM, chansonnier franco-camerounais sont de véritables interrogations sur la société actuelle, ses mécanismes de fonctionnement, de même qu’une prise de position franche et engagée sur les questions contemporaines de société.
« Mes chansons interpellent tous ceux qui ont au centre de leurs préoccupations l’homme, sans distinction de couleur, de race, de religion avec la conscience en héritage ».
Toutes ces questions qui jalonnent l’œuvre de Georges MINYEM sont d’abord un hymne à la justice sociale et à l’humanisme qui reste la 1ère valeur dont doit se prévaloir l’homme. Il traite aussi du rapport à la futilité qui peut obstruer sa vision objective. Quant à ses chansons, elles sont l’affirmation consciente d’une réalité :
« La chanson se doit d’être le réceptacle analytique d’un monde sans cesse en mutation, dans lequel l’individu se trouve constamment en situation de co-variation dynamique par l’interaction symbolique et la découverte infinie de nouvelles vérités ; L’artiste est le messager du réel caché sous les apparences».
En effet, de « Aminata » à « Noir », en passant par « C’est ça la vie », « L’anticonformiste », « Raison aveugle », « To bale », « Bamboula », « Iñu nwet », l’artiste emmène l’auditeur à la découverte de lui-même face à l’adversité et à l’incompréhension des autres et du monde.
Une seule solution à l’obscurantisme et à l’ignorance : La réflexion et son corollaire, l’action.
« J’entends par mon œuvre contribuer à donner un sens à notre vie sur terre et à nos actes dont nous sommes comptables aux yeux des générations futures .
Une chose est ostensible, indubitable : la désaffection, la déliquescence de la structure sociale qui laisserait à penser à une atomisation de la société moderne alors que « derrière ce constat effrayant se cachent des drames individuels dont la conscience populaire devrait prendre en compte l’acuité afin d’en mesurer l’urgence. » GM.

L’écrivain

moi-y-a-5-ansGeorges Minyem a connu la xénophobie sous des formes apparentes et masquées et la discrimination raciale ; il l’a vue, l’a subie, l’a condamnée. Il est aussi bien un défenseur de la citoyenneté qu’un esprit libre qui s’interroge inlassablement sur le sens de l’action collective. A la fois scientifique et philosophe, ses interventions sont une source de richesses pour un public à la recherche de sens.
Son action citoyenne a commencé dès 1994 où avec des amis, il monte à Lyon un journal communautaire baptisé « LE COCKTAIL DES ECHOS », journal phare de la communauté afro-caribéenne de la région Rhône-Alpes.
La même année, il collabore à l’édification de la radio Black « SUN FM » dont il anime deux émissions avec des amis doctorants, Alain Bembelly et Demba Diop et la bienveillante complicité de Gilles POTOLO, fondateur.
« La première émission était essentiellement axée sur des débats socio-économiques relatifs à la situation de l’Afrique et nous organisions des débats thématiques. Quant à la deuxième que j’animais seul, elle portait sur la narration de contes et légendes d’Afrique. »
Georges Minyem intervient régulièrement sur des thématiques sociales, à la fois sur Internet, ou encore lors de conférences-débats.
Son premier ouvrage qui s’intitule « Terre d’asile etc… » est un essai, sous forme de récit philosophique, qui interroge l’acception d’ « intégration à la Française » et pose un regard réaliste, intransigeant sur la gestion par les politiques de la cause des minorités. Il y recentre le rapport de la France à ses anciennes colonies et invente la notion de « citoyenneté plurielle », soit l’acceptation de la diversité dans l’unité, condition même d’essentialisation de la Fraternité.
Share: